La radiologie interventionnelle en pathologie de l’appareil locomoteur.

La radiologie interventionnelle consiste à réaliser des gestes (ponction-biopsie) sous guidage radioscopique ou, par extension, sous contrôle échographique ou scanographique. Ces gestes sont le plus souvent réalisés par le radiologue.

On distingue les actes diagnostiques et les actes à visée thérapeutique.

Les actes à visée diagnostique sont essentiellement des prélèvements ciblés de cellules, liquide ou tissu pathologique.

Les actes à visée thérapeutiques sont des injections in situ de produits, des ablations in situ de tissu pathologique.

Les douleurs du dos.

La douleur du dos (rachis) est un des principaux motifs de consultation en pathologie de l’appareil locomoteur.  La douleur peut siéger au niveau de la colonne lombaire (lombalgie), dorsale (dorsalgie) ou cervicale (cervicalgie). Cette douleur peut s’accompagner de douleurs des membres en rapport avec l’irritation d’une racine nerveuse rachidienne : sciatique, cruralgie, névralgie intercostale, névralgie cervico-brachiale…

Ces douleurs sont le plus souvent en rapport avec l’usure de constituants de la colonne vertébrale : disques, articulations postérieures, ligaments…

L’imagerie permet de préciser l’origine exacte des douleurs. Les examens appropriés pour l’étude du rachis sont :
1. L’IRM qui permet une étude anatomique précise des lésions et éventuellement de leur caractère évolutif ou non.
2. Les radiographies qui permettent essentiellement une étude de la forme du rachis. L’analyse des lésions est nettement mois précise qu’en IRM.

Les scanner peut être demandé pour une analyse osseuse ou éventuellement pour remplacer une IRM. L’échographie ne présente pas d’intérêt.

Quand faire un examen d’imagerie du rachis?
Dans un contexte de douleurs du dos chez un patient sans maladie grave intercurrente, voire même d’une sciatique, le premier traitement est symptomatique : antalgiques et anti-inflammatoires. Dans ce cas, aucun examen d’imagerie n’est nécessaire.

En cas de persistance des douleurs après le premier traitement (3 semaines- 1 mois), en cas de douleurs atypiques, d’allure non mécanique, il nous semble légitime de proposer un examen d’imagerie. Il est de coutume de proposer un examen radiographique en premier. Celui ci est souvent décevant car ne permet pas d’analyser précisément les lésions. L’IRM de premier intention est à notre avis tout à fait légitime.

  1. Les radiographies du rachis.

Il existe deux types d’examens radiographiques du rachis : les radiographies du segment rachidien (cervical, thoracique ou lombaire) pour une étude de l’origine des lésions, les radiographies de l’ensemble du rachis debout pour l’analyse de la forme du rachis. De nouvelles techniques radiographiques numériques (EOS*) permettent une étude non seulement de la forme globale du rachis mais aussi une analyse segmentaire.

Les radiographies du rachis entier.

L’intérêt des radiographies du rachis entier est de pouvoir analyser la forme de face et profil de la colonne en appui et d’en extraire les paramètres rachidiens.

Imagerie du pied et de la cheville.

 

Les douleurs du pied et de la cheville peuvent être chnroniques sans traumatisme significatif ou consécutives à un traumatisme ancien ou récent.

Les pathologies de l’épaule.

Chapitres :

Les névralgies cervico-brachiales.

Il s’agit de douleurs cervicales et du membre supérieur dues à une irritation d’une racine nerveuse au niveau de la colonne cervicale.

Le diagnostic est essentiellement clinique. Il existe des zones douloureuses typiques qui orientent vers une irritation élective d’une racine :

  • pouce : C6
  • index et médius C7
  • auriculaire C8

terrsesnsccerv

Les atteintes musculaires radiculaires :

  • C5 :Deltoide
  • C6 :Biceps, Brachio-radial
  • C7 :Triceps
  • C8 :Interosseux (Froment)