Déchirure musculaire : les examens d’imagerie

Les deux examens d’imagerie utilisés pour les déchirures musculaires sont l’échographie et l’IRM.

L’échographie permet une analyse fine des fibres musculaires et de leurs éventuelles lésions. Elle met aussi en évidence les épanchements et collections hématiques. Enfin, elle permet une analyse de l’ hyperhémie locale.

L’IRM est un examen plus onéreux. Elle n’est indiquée qu’en cas d’insuffisance de l’échographie. Elle mettra en évidence de manière plus fine les lésions musculaires, les collections liquidiennes et les œdèmes. Elle ne permet cependant pas une analyse aussi fine de la fibre musculaire que l’échographie.

6 réflexions au sujet de « Déchirure musculaire : les examens d’imagerie »

  1. Bonjour,

    J’ai 28 ans, et il y a 1 mois j’ai fait un grand écart au ski nautique.

    Résultat de l’IRM :
    L’étude montre une rupture au sein de la loge des ischio-jambiers avec rétraction musculo-
    tendineuse du semi tendineux avec rétraction sur plus de 7 cm hauteur. Présence d’un
    oedème et d’un épanchement périphérique.
    Par ailleurs, pas de modification des autres masses musculaires régionales, pas
    d’altération squelettique.
    Conclusion :
    Rupture musculo-tendineuse d’un élément des muscles ischio-jambiers, semi
    membraneux. Épanchement hématique régional prédominant en secteur moyen de la
    cuisse.

    Le médecin m’a recommandé seulement de me reposer pour au moins 3 mois. Mais devrais-je pas suivre un traitement kinésithérapeutique? Combien de temps pour pouvoir reprendre le sport (musculation) ? Est ce que je peux espérer être rétablie complètement dans 3 mois ? Quelle est la probabilité de récidive ?

    Merci beaucoup de votre retour,
    Cordialement

    1. Bonjour,
      Apparemment, il s’agit d’une désinsertion proximale du demi membraneux avec une rétraction importante.La cicatrisation spontanée de ce type de lésion peut être longue, supérieure à trois mois. Elle peut laisser des douleurs chroniques pendant un certain temps. Le plus souvent, il est possible progressivement de reprendre une activité sportive adaptée.
      Cordialement.

  2. Bonjour
    J’ai fait une chute (glissade et grand écart) qui a provoqué une déchirure musculaire diagnostiquée par le service des urgences le 9 novembre 2019. Une échographie faite 4 jours après laissée entendre une rupture possible mais le praticien n’a pas proposé d’IRM et ne m’a pas alertée plus que ça…
    J’ai suivi un protocole de kiné tres rapidement en premier lieu pour résorber un hématome très important (cuisse quasi noire pendant plus d’une semaine) puis stimulation électrique quasi quotidienne puis séance d’aquabiking. J’ai récupéré la marche apparemment sans boiter à ce jour même si je sens une réelle faiblesse de ma jambe droite et une impossibilité d’accélérer le pas. Je ne ressens pas de douleur à la marche si ce n’est une aggravation de la sciatique existante depuis plusiuers mois auparavant causée par une spondylolisthésis dégénérative importante (grade 2-L4-L5) suivie par ailleurs.
    Mon kiné m’a alertée sur un probable glissement des ischiosjambiers (visible pour lui à l’oeil nu!) et m’a conseillée une IRM que je viens de faire le 6 janvier à l’INSEP.
    Le résultat est alarmant : rupture haute complète des tendons ischiojambiers droits. Et en détail :  » avulsion proximale complète des deux tendons ischiojambiers sur l’apophyse avec rétractation tendineuse quantifiée à 6,5cm. Pas d »hématome résiduel. Aspect distendu des tendons conjoints et semi membraneux sous-jacents. Légère involution graisseuse débutante grade 1 des corps musculaires des semi membraneux, semi tendineux et biceps. Pas d’atteinte controlatérale. Pas d’autre anomalie décelable.
    Est-ce que je peux espérer recourir un jour ?
    Apparemment l’opération n’est plus en option… Que me reste-t-il pour espérer récupérer ?
    Merci pour votre réponse.
    PS : j’ai 61 ans mais suis active avec un passé sportif (jogging et natation + salle (step.. )

    1. Bonjour.
      La désinsertion complète proximale des tendons ischio-jambiers est un accident relativement fréquent. Si la pratique actuelle tend à essayer une réinsertion chirurgicale chez les athlètes de haut niveau et les sujets jeunes, chez les autres la tendance est plutôt d’essayer le traitement fonctionnel tout en sachant que cette désinsertion va produire une atrophie musculaire significative. Cela étant, dans notre expérience, même s’il reste une fragilité, la reprise d’une activité sportive de moyen niveau est à nouveau possible après quelques mois de rééducation.
      Cordialement.

  3. Bonjour, je me suis fait une déchirure au mollet gauche et suite à l’échographie, j’ai un décollement musculo-aponévrotique du gastrocnémien médical gauche associée à une déchirure partielle de la partie inférieure de celui- ci (20*12 mm). Je voudrais savoir combien de temp dois je rester au repos avant de faire des séance de kinésithérapie et si je dois garder mon mollet bandé.
    Merci pour la réponse que vous pourrez m’apporter.

    1. Bonjour.
      Il s’agit toujours du fameux tennis leg.
      Le facteur de gravité est l’apparition d’un hématome interposé entre gastrocnémien médial et soléaire rendant la cicatrisation longue, entre 3 et 6 mois. S’il n’existe pas d’hématome interposé, la lésion va cicatriser plus rapidement et le plus souvent en moins de 4 semaines.
      Cordialement.

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